Apprendre à Conduire

L’examen du permis de conduire

l’examen du permis de conduire est considéré comme l’examen le plus difficile que l’on puisse passer en France.

Il y a d’abord et avant tout votre formation qui est à la base de votre réussite. Il faut avoir une maîtrise correcte de votre véhicule sur le plan technique. Il faut savoir respecter les règles du code de la route. Il faut ensuite et surtout savoir se placer, contrôler et adapter votre allure dans toutes les différentes situations de la conduite. Maintenant, conduire correctement ne suffit pas si vous n’êtes pas préparé à gérer au mieux les trente minutes de l’examen. Pour mettre le plus de chance de votre côté et comme pour une épreuve sportive, vous devez vous y préparer et être bien entraîné.

C’est la façon dont vous abordez les derniers jours avant le permis et la connaissance de ce qui vous attend pendant cette épreuve qui vont faire toute la différence. Vous devez avoir confiance pour réussir. Confiance dans votre conduite que vous maîtrisez, confiance dans vos connaissances pour les questions des vérifications et confiance dans le déroulement de l’épreuve que vous connaissez et pour laquelle vous vous êtes préparé.

Je vous présente donc ici, le  plus simplement possible, ce que vous devez faire et la façon dont vous devez vous comporter avant et pendant l’examen. Je vous explique ce qu’un inspecteur ou qu’une inspectrice attend de vous et ce qu’il ou elle est susceptible de vous demander. Par des mots simples et des explications les plus complètes possibles, je vous présente les connaissances qui vont vous permettre de réussir votre épreuve de conduite.

Faites-moi confiance, par votre apprentissage en auto-école et les informations complémentaires que je vous donne ici, vous allez être prêt pour le jour J.
 


Sommaire :

1) les jours avant l’examen
2) Les règles de l'examen du permis de conduire        

2-1) Règle numéro 1 : l’inspecteur ne vous tend jamais de piège
2-2) Règle numéro 2 : l’inspecteur vous prévient toujours à l’avance
2-3) Règle numéro 3 : Si l’inspecteur ne dit rien il faut aller tout droit
2-4) Petites informations complémentaires

3) Le déroulement de l’examen          

3-1) S’installer
3-2) les consignes
3-3) les questions à vous poser
3-4) c’est parti

3-5) Que devez-vous savoir maintenant

3-5-1) D’une façon générale

A) Circuler en et hors agglomération
B) Suivre des panneaux de direction
C) Effectuer deux manœuvres
* Escalader un trottoir
D) Les vérifications

3-5-2) D’autres informations à savoir                                      

A) démarrer en deuxième
B) caler
C) démarrer en côte
D) les limitations de vitesses
E) l’embrayage
F) les minutes neutralisées

4) A quoi tient le résultat ?

4-1) les situations normales
4-2) les « moments critiques »
4-3) La décision de l’inspecteur ou de l’inspectrice

5) Mes conseils
6) Conclusion
7) Après l’examen           

               7-1) Si vous avez échoué
               7-2) Si vous êtes reçu

 

1) les jours avant l’examen

Je n’amène pas obligatoirement un élève sur le centre d’examen pour répéter des parcours. Répéter un parcours peut être parfois plus négatif que positif. Supposons que vous fassiez un même parcours plusieurs fois et que le jour de l’examen l’inspecteur commence par un parcours identique puis change tout à coup de direction, cela sera souvent plus déstabilisant qu’autre chose.

par principe je considère que quelqu’un qui conduit bien, conduit bien partout.

Cependant, pour bien préparer mon élève, une fois que le programme de base est appris je lui fait faire un examen blanc. Pendant 30 minutes, je joue le rôle d’un inspecteur et je note par écrit ce que j’observe. Le parcours ressemble à un parcours d’examen. Il y a la partie agglomération, la partie hors agglomération, les deux manœuvres et les questions de vérifications. S’entraîner à des examens blancs ne peut être que profitable car cela vous met dans les conditions de l’examen. Sachez que ce n’est souvent qu’au troisième examen blanc que le niveau correct est atteint. Entre deux examens blancs continuez par quelques leçons pour améliorer vos points faibles.

Vous voici enfin prêt et vous avez votre date d’examen.

Le seul conseil que je vous donne maintenant c’est de ne plus penser à la conduite. Arrêtez toute projection mentale mais dites-vous simplement et répétez-vous : Je vais faire du mieux possible !

Faites confiance à votre cerveau. La conduite c’est du présent, et si vous êtes bien préparé, c’est au moment ou vous êtes au volant que les bons comportements sont trouvés.

Par contre apprenez par coeur les réponses aux questions sur les vérifications. Vous devez être au point et connaître toutes les questions-réponses. cela va vous donner confiance et surtout trois points faciles.

En résumé, demandez à faire des examens blancs. Lorsque vous ne conduisez pas, ne pensez pas à l’examen. Dites-vous simplement que vous allez faire du mieux possible et soyez au point pour les vérifications.

2) Les règles de l'examen du permis de conduire

L’inspecteur, ou l’inspectrice, est un représentant officiel de l’état. Il a une responsabilité importante et doit avant tout être respectueux de sa fonction et des candidats. Pour être objectif et juste dans son évaluation il est formé et lors de l’examen il respecte des règles simples que voici :

2-1) Règle numéro 1 : l’inspecteur ne vous tend jamais de piège

Vous devez savoir que l’inspecteur ne va jamais vous tendre de piège c’est pourquoi, par exemple, chaque fois qu’il vous dit « on va tourner à droite » ou « on va tourner à gauche » c’est que l’on peut tourner à droite ou à gauche.

S'il y a un sens interdit avant la rue dans laquelle il veut vous faire tourner il va toujours vous prévenir d’une façon ou d’une autre. Ainsi il peut vous dire :

« On va tourner à droite quand vous pouvez…»
« On va tourner à gauche quand c’est possible…»
« regardez bien la signalisation avant de tourner…»

Mais quoi qu’il vous dise, lorsqu’il vous prévient pour tourner c’est le moment de vous préparer.

2-2) Règle numéro 2 : L’inspecteur vous prévient toujours à l’avance

Un inspecteur vous prévient en vous laissant le temps de faire tout ce que vous avez à faire pour tourner en sécurité.

Beaucoup d’élèves commencent par chercher la rue et se mettent ainsi dans la difficulté.

Partant du principe clair que l’inspecteur ne vous tend pas de piège et qu’il vous prévient à l’avance, lorsqu’il vous dit « on va tourner à droite » il vous dit de façon sous-entendue « madame, mademoiselle ou monsieur, préparez-vous à tourner à droite et à faire tout ce que vous avez à faire pour tourner en sécurité ».  Donc ne cherchez pas la rue car elle existe et vous vous en approchez, mais préparez-vous.

Avant de chercher la rue des yeux, préparer vous.

Cela veut dire...faites les contrôles (rétroviseur intérieur et rétroviseur extérieur puis la vision directe si la situation le demande) ensuite mettez votre clignotant (si les contrôles le permettent) et commencez à freiner...à ce moment-là et à ce moment-là seulement, vous pouvez chercher la rue des yeux car vous vous en êtes approché, puis continuez votre freinage et associez-y  le ou les rétrogradages nécessaires.

2-3) Règle numéro 3 : Si l’inspecteur ne dit rien il faut aller tout droit

Ne demandez pas à l’inspecteur la direction à suivre. « on va où ? » est une question superflue et à la longue énervante pour un inspecteur. Partez du principe simple que s’il ne vous dit rien vous allez tout droit ou vous continuez sur la route principale que vous devez savoir reconnaître.

Lorsque vous arrivez dans un endroit qui vous semble compliqué ou lorsque vous ne voyez pas la direction qu’il faut suivre et que l’inspecteur n’a rien dit sachez qu’il n’y a alors qu’une seule direction possible que vous devez trouver. Car lorsqu’il y deux ou plusieurs directions possibles l’inspecteur va toujours choisir une des directions. 

2-4) Petites informations complémentaires

- Si, juste au moment ou vous vous apprêtez à passer une vitesse supérieure l’inspecteur vous dit que l’on va tourner à droite ou à gauche, ne passez pas cette vitesse supérieure mais calmez le jeu et comme on l’a vu précédemment, préparez-vous tranquillement par les contrôles.

- Vous ne devez pas rentrer dans une voie sans issue à moins que l’inspecteur ne vous le demande. Ainsi si vous vous trouvez face à une voie sans issue et qu’il n’y a qu’une rue à droite ou à gauche, tournez sans hésiter dans cette rue en prenant bien sûr les mesures de sécurité.

- Faites confiance à l’inspecteur et s’il vous donne un conseil ou une information suivez ce qu’il vous dit. Par exemple, si vous n’êtes pas en mesure de voir que vous vous trouvez dans une rue à sens unique et que l’inspecteur veut vous faire tourner à gauche pour vérifier si vous savez vous placer, il va vous dire simplement « on est dans une rue à sens unique, et on tourne à gauche......». Vous pouvez et devez le croire.

- par principe, ne contestez pas un inspecteur qui vous fait une remarque. l’attitude correcte dans une telle situation est plutôt d’aller dans son sens et de comprendre l’intérêt de cette remarque. Par exemple si l’on vous dit « adaptez votre allure » il y a de forte chance que vous alliez trop doucement ou trop vite dans l’endroit et la situation où vous êtes. Si l’on vous dit de mieux prendre l’information, renforcez vos contrôles latéraux et vos contrôles rétroviseurs...etc

3) Le déroulement de l’examen

l’objectif principal est de savoir si vous pouvez conduire en sécurité. Pour cela, vous devez savoir respecter les règles du code de la route et maîtriser correctement votre véhicule en adaptant votre allure aux différentes situations rencontrées.

3-1) S’installer

Montez au poste de conduite avec votre pièce d'identité en ayant soin de laisser votre veste, manteau ou blouson sur le siège arrière.

Après avoir donné vos papiers à l'inspecteur (ou l'inspectrice) prenez le temps nécessaire pour vous installer correctement comme vous en avez l'habitude, c'est très important.

3-2) les consignes

l’inspecteur, ou l’inspectrice, va vous donner les consignes de l’examen et vous demander si vous êtes prêt ou prête. écoutez-le et profitez-en pour respirer par le nez, c’est la première façon de déstresser. Sentez l’air passer le long de vos parois nasales. Faites deux à trois inspirations-expirations assez lentement en allant jusqu’à gonfler et dégonfler votre abdomen.

Ensuite pour continuer de déstresser, vous pouvez annoncer votre stress en disant par exemple

« j’espère que cela va bien se passer parce que je suis stressé ...»

 Le stress, il vaut mieux le montrer que le cacher...

puis démarrez votre moteur.

3-3) les questions à vous poser

Maintenant vous avez deux questions à vous poser.

Première question : quel temps fait-il ?

s’il fait nuit, gris ou s’il y a du brouillard il faut allumer les feux de croisement.

Par temps de pluie, vous devez mettre les feux de croisement. Même quelques gouttes doivent suffire pour vous faire réagir. Ensuite si cela est nécessaire, mettez les essuie-glaces avant et/ou arrière et le dégivrage avant et/ou arrière.

Deuxième question : Comment assurer la sécurité des passagers ?

Regardez si tout le monde est attaché et regardez le tableau de bord pour vérifier si aucune porte n’est restée ouverte. Ensuite vous pouvez dire «  les ceintures sont attachées, les portières sont fermées, on peut y aller. »

 3-4) c’est parti

Vous voilà donc parti…Montrez ce que vous savez faire, conduisez sans hésiter et respirez. Il vaut mieux se tromper et savoir rectifier ses erreurs que de passer son temps à hésiter.

3-5) Que devez-vous savoir maintenant

3-5-1) D’une façon générale

Pendant cet examen vous allez circuler en agglomération et hors agglomération. Il va vous être demandé d’effectuer deux manœuvres et de suivre des panneaux de direction. Il vous sera aussi posé trois questions de vérifications.

A) Circuler en et hors agglomération : Adaptez une allure correcte. Vous ne devez ni gêner, ni être gêné, ni surprendre, ni être surpris. Pensez à bien vous placer et à suivre les trajectoires, à contrôler partout et tout le temps. Faites les choses dans l’ordre et ne vous précipitez jamais. Montrez que vous maîtrisez votre véhicule et les situations.

B) Suivre des panneaux de direction : lorsque vous devez suivre une direction par les panneaux, et pour rechercher cette information, levez toujours un peu le pied de l’accélérateur. Cela ne veut pas dire de le lâcher, mais d’accélérer un peu moins. Si vous avez perdu la direction ou si vous ne voyez pas les panneaux, allez tout droit. Dans le même cas, si vous êtes dans un carrefour à sens giratoire restez dans la file droite. En tout cas ne changez jamais de direction au dernier moment et essayez ne ne pas vous tromper plusieurs fois !

C) Effectuer deux manœuvres : deux manœuvres vont vous être demandées. Vous devez savoir faire une marche arrière en ligne droite, un rangement en bataille, un demi-tour, un créneau à droite ou un créneau à gauche. Ce que l’on attend de vous c’est de contrôler partout, de maîtriser votre véhicule à allure lente et de ne pas risquer un accident. Laissez passer tous les véhicules et piétons qui voudraient passer pendant que vous faites votre manœuvre ou faites-les passer même en leur faisant signe si c’est nécessaire. Maintenant, si un véhicule décide d’attendre et de vous laissez faire, manoeuvrez tranquillement. En tout cas ne vous précipitez jamais et prenez le temps qu’il faut pour faire au mieux. l’objectif n’est pas de réussir parfaitement votre manœuvre et même si vous n’y arrivez pas vraiment ce que l’on veut c’est que vous soyez calme, que vous contrôliez partout et que vous alliez très doucement sans risquer un accrochage.

* l’escalade « maîtrisée » d’un trottoir est tolérée.

Si au cours d’une manœuvre vous montez sur le trottoir sans que cela ne soit violent ou brutal, retenez votre véhicule et il ne vous en sera, a priori, pas tenu rigueur.

D) Les vérifications : trois questions vont vous être posées. Sachez les réponses par coeur car ce sont souvent ces trois points gagnés qui font la réussite de l’examen. Si vous n’avez pas bien entendu la question posée ou si vous ne la comprenez pas bien n’hésitez pas à faire répéter l’inspecteur ou l’inspectrice. Après la vérification extérieure, réinstallez-vous correctement et avant de repartir pensez à nouveau aux deux questions à vous poser sur le temps qu’il fait et la sécurité des passagers.

3-5-2) D’autres informations à savoir

A) démarrer en deuxième :

Oublier de remettre la première et faire un démarrage en deuxième est quelque chose de toléré. Dans ce cas, quand vous sentez que la voiture peine, restez en deuxième, accélérez un peu plus, montez l’embrayage calmement et finissez votre démarrage ainsi. Par contre essayez de ne pas répéter la même erreur. C’est toléré une fois mais peut-être pas deux...

B) caler :

Caler au démarrage ou en vous arrêtant peut aussi arriver. Caler n’est pas un problème de sécurité. Donc ce n’est pas une faute éliminatoire. J’ai vu des élèves caler deux ou trois fois et avoir le permis quand même. Par contre si vous calez régulièrement, cela devient un manque de maîtrise et montre que vous n’êtes pas au point.

En tous cas, lorsque vous calez, mettez de suite votre pied droit sur le frein et votre pied gauche à fond sur l’embrayage. Redémarrer ainsi votre moteur. Vérifier que vous êtes bien en première et repartez calmement en contrôlant que le feu soit toujours au vert si vous êtes arrêté  à un feu…

C) démarrer en côte :

On peut légèrement reculer sur un démarrage en côte. Lorsque vous êtes arrêté dans une légère montée, il est plus facile de démarrer sans frein à main et en commençant par accélérer. Le véhicule recule légèrement mais c’est totalement accepté

D) les limitations de vitesses :

On peut rouler un peu au-delà des limitations légales. Dépasser un peu les limitations légales de deux ou trois kilomètres-heure est aussi toléré. Un inspecteur va toujours préférer un candidat qui recherche bien l’information à l’extérieur de la voiture et regarde assez peu son compteur à un candidat qui manque certaines informations car il passe son temps les yeux sur son compteur pour respecter exactement les limitations de vitesse.

E) l’embrayage :

Ne roulez pas avec le pied devant l’embrayage. Comme vous le savez, l’embrayage est une pédale dangereuse et son utilisation abusive n’est pas tolérée du tout. En première et en marche arrière, vous pouvez utiliser l’embrayage autant que vous voulez...c’est par la maîtrise du point de patinage que vous contrôlez votre véhicule à allure lente. Mais, pour éviter toute mauvaise surprise à partir du moment où vous êtes en deuxième et pour les vitesses suivantes prenez l’habitude de poser votre pied à gauche de la pédale d’embrayage. Il faut absolument éviter d’appuyer par réflexe sur l’embrayage au moment de freiner par exemple. Pour vous arrêter, appuyez sur l’embrayage au bon moment. Mais pour un inspecteur, il vaut mieux appuyer sur l’embrayage un peu trop tard, au risque de caler par exemple, qu’un peu trop tôt et de vous mettre en « roues libres »

F) les minutes neutralisées :

Enfin vous devez savoir qu’un inspecteur a pour consigne de « neutraliser » les premiers et les derniers instants de l’examen. Cela veut dire qu’il ne tiendra pas vraiment compte des erreurs que vous pourrez commettre pendant ces quelques minutes. Il est bien entendu ici que je ne parle pas d’une erreur pouvant amener un réel danger.

4) A quoi tient le résultat ?

4-1) les situations normales

pendant les trente minutes de conduite que va durer votre examen, il faut que toutes les « situations normales de circulation » soient très correctement maîtrisées.

Vous devez conduire sans gêner ni être gêné par les autres, sans surprendre ni être surpris par les autres ou les situations. Pour cela, vous devez savoir démarrer, passer les vitesses, accélérer, freiner, rétrograder, aller à allure lente. Vous devez savoir vous placer, contrôler les rétroviseurs, faire les visions directes si la situation le demande, mettre correctement les clignotants, bien adapter votre allure. Vous devez savoir franchir un carrefour à sens giratoire, voir les priorités à droite, entrer et sortir d’une voie rapide, vous arrêter à un stop, etc, etc, etc...

4-2) Les « moments critiques »  

Maintenant et par expérience durant un parcours de trente minutes il se passe toujours deux ou trois situations que j’appelle des moments critiques. Un moment critique c’est une situation particulière qui doit de suite vous inciter à réagir. Un moment critique c’est par exemple un piéton qui traverse au dernier instant, c’est une voiture mal stationnée à gauche qui oblige un véhicule arrivant en face à déboîter en réduisant votre espace de circulation, c’est un feu qui se déclenche à l’orange au « mauvais » moment, c’est un chien qui court sur le trottoir en zigzaguant, c’est un poids-lourd qui vous gène pour rentrer sur la rocade...etc, etc, etc.

4-3) la décision de l’inspecteur ou de l’inspectrice

Ce sont sur les moments critiques que vous allez être jugés.

si par votre conduite vous maîtrisez toutes les situations normales de circulation il y a de fortes chances que ces quelques moments critiques ne soient pas un problème pour vous. Vous saurez les percevoir, les sentir et vous y adapter. Par contre mon expérience m’a montrée qu’un élève qui n’est pas au point dans les situations simples de la conduite, un élève qui ne maîtrise pas vraiment son sujet se fera toujours surprendre et coller lors de ces moments critiques

Moralité : Soyez au point sur l’ensemble des éléments de la conduite et lorsque une situation vous semble compliquée, incertaine ou dangereuse, n’attendez pas pour réagir. Commencez par lever le pied pour modifier votre allure et voyez ce qu’il faut faire pour être en sécurité. 

5) Mes conseils

  • Dites-vous simplement que vous allez faire du mieux possible.
  • Essayez d’être lucide en respirant tranquillement. Profitez par exemple des arrêts aux feux pour vous détendre et respirer doucement par le nez.
  • Si vous perdez le fil, pour vous recentrer, pensez simplement à bien vous placer.
  • Ne prenez jamais de risque et dans le doute privilégiez toujours la sécurité. Si vous allez vite, face à une situation complexe, passez à une allure moyenne. Si vous allez à une allure moyenne, face à une situation complexe, passez à une petite allure. Si vous allez à une petite allure, face à une situation complexe, arrêtez vous.
  • Ne vous mettez pas trop de pression. c’est le meilleur moyen d’échouer. Si vous l’avez tant mieux. Si non tant pis vous l’aurez la prochaine fois. l’examen on l’a toujours. Première, deuxième, troisième fois…, tous les élèves que j’ai connus ont toujours fini par l’avoir.

6) Conclusion

Quoi qu’il arrive conduisez du mieux possible dès le début et jusqu’à la fin de l’examen.

Ne lâchez jamais prise. Ne pensez pas aux erreurs que vous venez de faire mais à l’instant présent et à ce que vous devez faire juste maintenant.

A la fin de votre épreuve, et quoi qu’il ait pu se passer, soyez poli et respectueux.

Attendez le résultat avec tranquillité. C’est fini et vous ne pouvez plus rien y faire.

7) Après l’examen

7-1) Si vous avez échoué

Partez du principe que c’est simplement la preuve que vous n’étiez pas encore prêt. Je n’ai jamais vu un candidat correctement préparé et bien conduire échouer à l’examen. Et même s’il n’y a qu’une seule faute, elle existe et vient confirmer qu’il manque encore un peu de maîtrise et de préparation. Remettez-vous au travail, il vous faut encore un peu d’effort et de patience. Par expérience je peux vous affirmer que tout le monde, peu importe son âge ou sa condition sociale, finit par avoir le permis.

7-2) Si vous êtes reçu

Sachez que le plus dur commence. Mettez-vous à conduire le plus tôt possible mais faites attention et soyez prudent. Vous allez très vite être confronté à des difficultés que peut-être vous ne connaissez pas, des situations nouvelles que vous n’avez jamais vu. En tout cas, vous avez le permis et c'est la preuve que vous pouvez vous débrouiller seul. Pensez à toutes vos leçons et aux efforts réalisés...mettez en pratique tout ce que vous connaissez et faites-vous confiance…

Voilà, bonne route... et ne m’oubliez pas !!!